Silence. Que va-t-il se passer? Qu'est-ce que les Dirty Pretty Things ont-ils prévu de spectaculaire pour leur dernière date en France? A vrai dire, un set parfait et dynamique qui m'a rendue malade de bonheur. Ivre. Ils étaient les rois ce soir là, dans cette minuscule salle dont tous les regards covergeaient tous dans une seule direction : celle de la moitié de feu Libertines, le Grand Carl. Il était plus merveilleux que jamais, reignant en maître absolu sur nos coeurs vulgaires. Jusqu'à la dernière seconde. Re-silence.
On pense qu'il n'y a plus rien à voir, plus rien à apprendre. Quand tout à coup, il ré-apparaît. Pour nous livrer tout d'abord une reprise de In Bloom ; qui pensait que l'enfant d'une ville pommée anglaise reprendrait un jour la chanson d'un enfant d'une ville pommée américaine ? Et puis enfin, cette guitare accoustique arrive sur scène et Carl épate. Silence dans la salle pendant qu'il entame les premiers accords de la chanson cachée figurant sur l'album "The Libertines" à la fin de What Became of the Likely Lads. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un cri sourd comme des dizaines d'autres. Des larmes apparaissent malgrès moi au coin de mes yeux, je ne sais pas très bien si c'est plutôt de la joie ou de la nostalgie ou la fumée de cigarette de mon voisin de devant qui s'obstine à ne pas respecter la loi. Les 2 premiers certainement. Les DPT quittent la scène sur des mots de leur sympathique batteur ex-Libertinien lui aussi, qui envoit ses baguettes dans la foule sans craindre d'éborgner un fan. On ne comprend pas très bien pourquoi ils nous disent au revoir, pourquoi ils nous font ça, mais on sort tout de même de la salle avec des étoiles plein les yeux. Peut-être que cette séparation est un préambule à une reformation...peut-être qu'il est temps de laisser certains souvenirs amers en arrière..un nouveau temps...time for heroes.